RE2020 tertiaire 2025–2026 : nouveau cap carbone et extension du périmètre
29 Août 2025

RE2020 tertiaire 2025–2026 : nouveau cap carbone et extension du périmètre

Depuis le 1er janvier 2025, la RE2020 a été resserrée sur son versant environnemental pour les bâtiments tertiaires neufs. Les indicateurs énergétiques (Bbio, Cep et Cep,nr) n’ont pas été modifiés à ce stade, mais les exigences liées au contenu carbone de l’énergie en exploitation ont été durcies. En clair, l’indicateur carbone d’exploitation devient plus strict pour des usages comme les bureaux et l’enseignement primaire/secondaire, avec une vigilance accrue lorsque le projet est raccordé à un réseau de chaleur. L’objectif est simple : réduire les émissions liées à l’usage du bâtiment, sans changer pour l’instant la méthode de calcul de la performance énergétique.

Ce qui s’applique depuis le 1er janvier 2025

Pour les permis déposés depuis le début d’année, le choix du mix énergétique et l’architecture des systèmes ne peuvent plus être traités « en fin de parcours ». Les équipes doivent documenter plus finement l’empreinte carbone en exploitation : qualité du réseau de chaleur, hybridations raisonnées (récupération, solutions électriques performantes, optimisation des auxiliaires), pilotage précis des horaires et des consignes. Côté enveloppe, le message reste inchangé, mais plus contraignant : isolation continue, traitement sérieux des ponts thermiques, protections solaires efficaces pour limiter les besoins d’appoint estival, et ventilation dimensionnée et régulée pour préserver la qualité d’air sans surconsommer. La programmation GTB et la mise au point en réception prennent du poids, car un écart d’exploitation se traduit désormais plus vite par un dépassement des seuils carbone.

Ce qui bascule au 1er janvier 2026

À compter des permis de construire déposés le 1er janvier 2026 et après, la RE2020 s’étendra à dix grandes familles tertiaires encore couvertes jusqu’ici par la RT2012. Sont notamment concernées les opérations d’hôtellerie-restauration, de commerce, de petite enfance, d’enseignement supérieur ou atypique, de culture (médiathèques), de santé et EHPAD, d’équipements sportifs, ainsi que des bâtiments industriels et artisanaux et des aérogares. L’intérêt de cette extension est double : un référentiel commun pour les programmes mixtes et une lecture carbone cohérente entre entités d’un même projet (socles commerciaux, plateaux de bureaux, équipements partagés).

Se préparer d’ici fin 2025

Au 13 août 2025, l’enjeu est d’anticiper. Pour les dossiers en études, maquetter plusieurs variantes de bouquet énergétique dès l’esquisse, tester le raccordement à un réseau de chaleur selon son contenu carbone réel, réserver les surfaces et passages pour un photovoltaïque réellement intégrable, et vérifier la compatibilité structurelle et électrique dès le DCE. Pour les programmes mixtes qui tomberont sous RE2020 en 2026, caler très tôt la répartition des usages et des compteurs, les scénarios d’occupation et les règles communes de pilotage ; éviter les « effets de bord » entre entités en définissant des consignes cohérentes (températures, horaires, ventilation). Enfin, sécuriser la mise au point : plan de commissioning, courbes de charge visées, points de mesure et protocole d’ajustement post-livraison. 2025 serre le signal carbone ; 2026 aligne le tertiaire sur un socle commun. Les projets qui intègrent ces contraintes dès maintenant livreront des bâtiments sobres en énergie… et en carbone, toute l’année.

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